La deuxième saison de 3e mardi a pris un envol magnifique, grâce à deux panélistes super intéressants, un modérateur intelligent et des participants engagés. Bref, une conversation dynamique entre nos deux journalistes (Roberto Rocha - The Gazette et Steve Proulx - Voir) et une trentaine de professionnels en relations publiques et marketing qui s’étaient déplacés au centre-ville de Montréal pour les entendre et échanger avec eux hier soir.

Les deux journalistes disent vivre une réalité différente face au Web 2.0 et de l’impact sur leur vie professionnelle. Steve Proulx du Voir affectionne particulièrement Facebook, réseau qu’il utilise comme carnet d’adresses lui donnant accès à des experts ou autres sources d’information. Pour sa part, Roberto Rocha avoue un faible pour Twitter, outil qui lui permet de prêter l’oreille au sol et de déceler de nouvelles tendances.

J’ai été particulièrement frappée par la différence marquée entre l’attitude de ces jeunes journalistes et celle de Christie Blatchford, chroniqueuse pour le Globe & Mail. Cette dernière a publié un article  il y a quelques semaines déplorant l’impact des médias sociaux - particulièrement les blogues - sur sa profession.  Mme Blatchford croit qu’un écrivain, n’ayant pas une quantité inépuisable de mots à offrir à son public, ne devrait pas se permettre de les gâcher en tenant un blogue.  Rocha et Proulx, eux, choisissent plutôt d’envisager l’avenir des médias de façon plus optimiste. Selon eux, les journalistes devront s’adapter à la réalité de la nouvelle instantanée offerte sur Internet en devenant spécialistes et analystes. Proulx a particulièrement insisté sur le fait que c’est la marque, et non le médium, qui primera. Si nous suivons La Presse, par exemple, c’est que nous l’apprécions pour sa qualité et sa fiabilité. Que le journal soit imprimé sur papier ou publié sur Internet, notre opinion de la marque ne changera pas.

J’aimerais sincèrement remercier tous ceux qui ont pris le temps et la peine de se déplacer ce soir.  Par votre présence, vos questions et vos commentaires, vous avez contribué à la réalisation d’une soirée formidable.  Surtout un grand merci à Messieurs Rocha et Proulx.  Vous nous avez donné matière à réflexion.  J’espère qu’une soirée passée dans la gueule du loup ne vous a pas trop ébranlée ! Pour ma part je tente de profiter de chaque rencontre avec un journaliste pour améliorer la qualité de la relation que j’ai avec lui et mieux comprendre ses besoins.  Hier soir, j’ai été comblée.  Merci !

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